Rencontre avec Mathilde, infirmière puéricultrice

Hello Mathilde, qui êtes vous, et qu'est-ce qu'une infirmière puéricultrice ?

L'infirmière puéricultrice, qui est une infirmière diplômée d'État, a pour spécialisation les soins aux tout-petits. C'est pourquoi dans les maternités, nous passons beaucoup de temps avec vous après la naissance.

Je suis infirmière puéricultrice depuis 2009. J’ai commencé ma carrière en service de Médecine Pédiatrique à Nîmes puis j’ai exercé aux urgences pédiatriques sur l’île de la Réunion.

Mon diplôme d’infirmière (celui qu’on fait avant la spécialisation puériculture), je l’ai passé en psychiatrie, donc j’ai été formée très tôt à utiliser un maximum d’empathie et d’écoute, pour guider la personne vers la bonne direction, sans la forcer.

Aujourd’hui j’utilise cet aspect de ma formation sous un angle développement personnel , et j’aborde les femmes en prenant en compte leur histoire, leur personnalité, leur rapport à leur propre mère, ce qu’elles ont vécues dans leur enfance etc.

 

Je crois que vous avez changé d'activité récemment?

En 2013 j’ai eu pour projet d’apprendre l’anglais, j’étais venue m’installer à Londres pour quelques mois mais 5 ans plus tard j’y vis toujours. J’ai commencé comme nanny de jour puis de nuit dans une familles, puis sous les encouragement de mes clientes, je me suis progressivement dirigée vers le consulting.

J’ai donc monté une activité d’accompagnement à domicile des familles en post natal. En parallèle, comme j’ai toujours beaucoup de demandes pour les gardes de nuit, je suis en train de recruter une équipe de "night nannies" pour continuer à répondre à la demande de mes clients.

Les familles ont de plus en plus recours à la garde de nuit car elles leur permettent de se reposer et de recharger leurs batteries dans une période vraiment fatigante.

 

Est-ce que vous appliquez une méthode particulière?

Les familles me demandaient beaucoup de conseils sur l’allaitement, le sommeil du nourrisson, la routine... J’adore accompagner les familles, ma philosophie de travail étant qu’il y a autant de réponses que de parents.

Je cherche toujours à apporter des éléments qui permettent à la famille de prendre leur décision elle-même. Je n’ai jamais dit : « vous devez faire comme ci parce que c’est comme ça ».

Surtout pour un premier enfant, ma démarche est de soutenir et accompagner les parents pour qu’ils puissent gagner en confiance et agir selon leurs convictions, leur cultures et les histoires personnelles.

 

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à une jeune maman?

Je suis frappée par le sentiment de culpabilité des jeunes mamans qui subissent une pression sociale énorme pour être une maman parfaite, en même temps qu’une épouse et une professionnelle.

J’essaie de les accompagner dans cette transition, en personnalisant un maximum ma démarche, et c’est ce qui fait la richesse de mon métier : il n’y a pas deux jours pareils !

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